Burkina Faso : Faut-il négocier avec les groupes djihadistes qui déciment la population burkinabè ?

Sécurité

Dans son intervention mercredi 07 Septembre sur la Télévision France24, l’ancien ministre des affaires étrangères de Blaise Compaoré, Djibril Bassolé a réaffirmé sa position sur cette question. Pour lui, la négociation avec les groupes djihadistes surtout des nationaux radicalisés, a été et est toujours nécessaire afin de faire face à l’insécurité au Burkina Faso.

Cette question de négociation avec les terroristes, Djibril Bassolé l’a toujours souhaité et continu de s’y attacher. Sa dernière sortie est intervenue juste après la récente attaque des djihadistes survenues à Koumbri une commune située au Nord du Burkina. Cette attaque des terroristes a causé des dommages conséquents dans les rangs des FDS burkinabè qui n’avaient plus fait face à ces genres d’attaques depuis plusieurs Mois. D’où les légitimes questions du peuple burkinabè.

L’attaque a-t-elle été planifiée pour proposer cette option aux nouvelles autorités du Burkina ? Qui est celui-là qui tire sur les ficelles ? A qui cette négociation profiterait-elle ? Selon les informations concordantes, ce plan machiavélique de négociation avec les djihadistes a été déjà proposé à l’ancien président de la transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba après le coup d’Etat de Janvier 2022. Plusieurs milliards de francs CFA ont été ensuite décaissés pour cette mascarade qui ne va durer que pour un temps.

En tout cas, le président actuel de la transition, le capitaine Ibrahim TRAORE et son gouvernement ont été clair sur ce sujet. Pas question de négocier avec les groupes djihadistes, ces personnes immorales. Le capitaine TRAORE l’a plusieurs fois répété lors de ses sorties et le chef du gouvernement de transition, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, l’a réaffirmé aussi le 30 Mai 2023 devant l’Assemblée Législative de Transition (ALT). Pour lui, « il n’y a pas de négociation passible avec les hordes terroristes ».

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C’est également la position de la plupart des burkinabè. Selon eux, ni l’intégrité territoriale du Burkina Faso, ni sa souveraineté ne sont pas à négocier. Il faut plutôt se battre pour défendre le territoire et la population voilà pourquoi la mobilisation des volontaires pour la défense de la patrie (VDP) enregistre beaucoup de burkinabè depuis son lancement. D’ailleurs, depuis son arrivée au pouvoir, le Capitaine Ibrahim n’a compté que sur la force nationale pour libérer la Nation.

Marie Léonard

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